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William Attéby (Député FPI) « il faut recourir à la guerre... les forces nouvelles sont de mauvaise foi

Triste Afrique! "Voilà qui va faire bouillir encore plus la marmite ivoire qui a déjà perdu son couvercle"

 Les ivoiriens avaient cru les démons de la guerre éloignés de la guerre après la signature de l'accord de Ouagadougou sous l'égide du président Burkinabé Blaise Compaoré, le 4 Mars 2007. Que non, le quotidien Notre Voie du parti au pouvoir qui rapporte souvent les opinions des caciques du front populaire ivoirien (FPI) vient de produire un entretien. Celui de William Attéby, député de Yopougon homme de sérail de la première dame Simone Ehivet Gbagbo fer de lance du groupe parlementaire FPI à l'assemblée nationale.

Selon William Attéby, l'armée ivoirienne placée en permanence sur le qui vive est outillée à passer à l'acte et n'attend que le mot d'ordre du chef de l'Etat. A l'en croire le général Philippe Mangou et ses hommes sont prêts à livrer une guerre de libération contre les forces nouvelles. Mais avant d'attaquer les ex rebelles, le député a confié qu'il appartenait aux différents leaders de préparer la conscience des populations à la guerre qui va venir. C'est pour cela qui s'est rendu à Yopougon pour préparer les populations de cette commune à accepter la guerre « Tant que le pays n'est pas libéré, l'armée est prête à faire la guerre. Une armée obéit aux ordres. Tant que le pays n'est pas libéré, notre armée est prête. Elle n'attend que les instructions pour le faire, mais les instructions sont d'autant plus faciles à donner que le peuple lui-même doit avoir un niveau de conscience qui se prête à cela. Et c'est à cela que nous participons par les échanges que nous venons d'avoir », a-t-il confié au confrère après la conférence publique

Le député explique que la reprise de la guerre reste le seul moyen de récupérer la partie occupée par les hommes du premier ministre Guillaume Soro. « C'est un simple constat. Un constat qui part de ce que l'accord de Ouaga a été conclu pour durer dix mois. On est à 36 mois aujourd'hui et ça n'avance pas. Les rebelles continuent de piller les ressources du pays en même temps qu'ils ont accès aux ressources générées ici dans la partie gouvernementale. Ils se sont installés dans de fonctions ministérielles et des grandes fonctions, ils ont pris goût au pouvoir et ils comprennent qu'ils ont ce pouvoir parce qu'ils ont pris une partie du pays en otage. C'est pour cela que je pense qu'il faut recourir à la force pour libérer le pays, parce qu'ils ne sont pas de bonne foi pour participer à une œuvre de délivrance dans la paix », a-t-il confié au confrère qui rapporte ces propos à un moment où le chef de l'Etat fait le tour des ténors pour ramener au calme socio politique très tendu.


Pour arriver à cet extrême, le député FPI fourbi les arguments. Pour lui la réalité rappelle malheureusement au chef de l'Etat Laurent Gbagbo qui a annoncé la fin de la guerre que les ex rebelles n'ont aucunement l'intention d'abandonner leurs positions matérielles. « Mais la réalité est là. Vous savez que des militants du Fpi ont été arrêtés à Man par les rebelles à cause de la réussite de la Fête de la liberté. Il y a quelque temps deux factions rivales se sont tirées dessus à Bouaké. Les rebelles pro-chérifs et pro- Wattao et qui ont malheureusement tué un pauvre élève. Vous savez qu'ils continuent de piller le diamant et l'or dans les zones centre, nord et ouest. La guerre en tant qu'affrontement militaire est arrêtée, mais l'économie de guerre continue et ils ne sont pas de bonne foi pour y mettre fin dans la paix. Il faut les y contraindre par la force », a-t-il a confié au confrère. Voilà qui va faire bouillir encore plus la marmite ivoire qui a déjà perdu son couvercle.

http://www.koaci.com/index.php?k=main&koaci=actualite_info&numero_article=5167

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