Le don du sang est un don de vie
Dans le monde, huit personnes sur dix n'ont pas accès à la sécurité transfusionnelle.
La célébration de la Journée mondiale du don de sang a pour but de sensibiliser les populations aux enjeux des don du sang.
En 2010, le thème de la journée est "le monde a besoin de sang neuf".
Grâce aux dons de sang anonymes et sécurisés de millions de personnes, des milliers de vies sont sauvées chaque jour. Mais la possibilité de recevoir une transfusion de sang, qu'elle soit sécurisée ou non, varie énormément d'un pays à l'autre. Les besoins de 18 % de la population mondiale monopolisent 60 % de l'offre mondiale, ce qui laisse les 82 % restant sans couverture satisfaisante.
La Journée mondiale du don de sang est à la fois une journée de réflexion et l'occasion de remercier tous les donneurs de sang volontaires et réguliers dans le monde. Tout le monde ou presque peut aider à sauver des vies, soit en devenant un donneur régulier soit, si c'est impossible pour des raisons médicales, en apportant une aide bénévole les jours de collecte du sang.
Comme le reconnaît le Dr LEE Jong-wook, directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) : « La sécurité transfusionnelle est un besoin fondamental dans les systèmes de santé de tous les pays. Les 192 États Membres ont récemment convenu de célébrer officiellement chaque année la Journée mondiale du don de sang. On contribuera ainsi à sensibiliser les populations au besoin permanent d'avoir du sang sécurisé et des donneurs sûrs. »
L'OMS et d'autres organisations ont préconisé des stratégies claires pour développer l'accès universel à la sécurité transfusionnelle. Celles-ci reposent sur la promotion du don de sang régulier, volontaire et non rémunéré et sur la coordination nationale des services de transfusion sanguine.
Le Malawi, pays enregistrant une incidence du VIH/SIDA de 14,4 % et connaissant de grandes difficultés de développement, a réussi en deux ans seulement à mettre en place un service de transfusion opérationnel basé sur les dons de sang volontaires et non rémunérés. Depuis 2004, date à partir de laquelle le sang sécurisé est devenu disponible, le taux de mortalité pédiatrique dans un grand hôpital de Blantyre a baissé de 60 % pour les enfants atteints d'anémie sévère imputable au paludisme. Le taux de mortalité dû aux complications de la grossesse a lui aussi baissé de plus de 50 %.
Au cœur des efforts du Malawi pour assurer une couverture universelle de la sécurité transfusionnelle, on retrouve la décision de passer à un système basé exclusivement sur le don de sang régulier, volontaire et non rémunéré. L'expérience a montré que le donneur le plus sûr est celui qui donne son sang au moins deux fois par an, sans recevoir d'argent ou de biens en échange, qui comprend les principes de l'altruisme, qui répond franchement aux questions posées pour la sélection des donneurs et qui reportera son don ou se retirera définitivement s'il présente le moindre risque pour le receveur. Comme en général les donneurs de ce type ont un sens des responsabilités envers leur communauté, ils tendent à se maintenir en bonne santé de façon à pouvoir continuer à donner du sang qui ne présente aucun danger.
Pourtant, il reste encore bien des progrès à accomplir à l'échelle mondiale. Jusqu'à présent, seuls 40 pays ont mis en place un système basé exclusivement sur le don de sang volontaire. Malgré certaines améliorations récentes dans ce domaine important, moins de 30 % des pays ont un service de transfusion coordonné au niveau national. Trop de pays, y compris parmi les pays émergents, continuent de dépendre des dons de compensation (c'est-à-dire des dons faits par la famille du malade) ou des dons rémunérés.
Le sang contaminé par le VIH continue d'être à l'origine d'environ 5 % des infections à VIH en Afrique. Alors que dans de nombreux pays, on pratique de plus en plus de tests pour sécuriser le sang, la plupart des pays en développement ne recherchent ni le VIH, ni l'hépatite B ou C. Chaque année, six millions de recherches d'infections qui auraient dû être pratiquées ne sont pas effectuées.
La Journée mondiale du don de sang rend hommage à tous ceux qui ont permis directement de sauver ou d'améliorer la vie de millions de patients en donnant régulièrement et volontairement leur sang. C'est aussi une demande pressante faite à tous les pays du monde pour qu'ils valorisent les donneurs sûrs et ne ménagent aucun effort pour garantir la sécurité transfusionnelle et ainsi sauvegarder la vie des patients.
A l'occasion de cette journée, des manifestations sont prévues dans la plupart des pays et l'événement principal se déroulera à Londres. Une « galerie de la célébration », présentant 100 photos géantes de receveurs de sang en Angleterre et dans le monde, sera dévoilée à Trafalgar Square. Heather Mills-McCartney, personnalité connue de la télévision qui a été transfusée après un grave accident en 1993, présidera les cérémonies.
Des galeries pour célébrer l'événement présenteront à Londres et dans toute l'Angleterre les témoignages de personnes de tous âges et de leur famille, dont les vies ont été sauvées ou radicalement améliorées par des transfusions sanguines. C'est une possibilité unique pour les receveurs de manifester leur gratitude envers les inconnus qui ont changé leurs vies.
Quatre organisations internationales, travaillant à promouvoir les dons de sang volontaires et non rémunérés pour assurer la sécurité transfusionnelle, parrainent la Journée mondiale du don de sang : l'Organisation mondiale de la Santé, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Fédération internationale des organisations de donneurs de sang et la Société internationale de transfusion sanguine. Cette année, les principaux événements sont organisés par le service national de transfusion d'Angleterre et du pays de Galles.
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Source: http://www.journee-mondiale.com/39/14_juin-don_sang.htm
Témoignage d'une jeune fille mère congolaise ayant été sauvée grâce à la transfusion sanguine
Je m'appelle LARYSSA NGANGA et je suis âgée de 25 ans - mère d'une fillette de 5 mois aujourd'hui (octobre 2007). J'ai fait une crise de paludisme quelques jours avant mon accouchement à l'hôpital de la ville de KINKALA où j'ai été suivie par des sages-femmes (100 km env. à l'ouest de BRAZZAVILLE). Après mon hospitalisation pour traitement antipaludique, j'avais des vertiges et un essoufflement permanent, ce qui poussa mon médecin de faire des examens de laboratoire pour orienter son diagnostic.
Ces examens ont fini par révéler une anémie qui allait par la suite compliquer mon accouchement car j'étais quasiment au terme de ma grossesse (7mois 1/2). Mon état de santé a empiré juste après mon accouchement car j'ai fait une hémorragie de la délivrance - une complication qui arrive encore trop souvent et entraîne la mort si elle n'est pas arrêtée en urgence dans les heures qui suivent.
J'ai eu la chance de recevoir une transfusion sanguine pour rester en vie et m'occuper de mon enfant pesant 2.850 kg à la naissance.Pour cette raison, son père l'a appelé volontiers : sang de ma vie ! J'ai survécu car cette hémorragie de la délivrance a pu être vaincue grâce à la générosité de donneurs de sang anonymes que je remercie sincèrement au passage.
Merci, à tous ceux et celles qui donnent du sang. La santé n'a pas de prix et je peux vivre !
Grâce à eux, j'ai pu devenir une femme au foyer comme les autres !
A présent, j'ai appris que l'on pouvait donner bénévolement du sang et depuis cette transfusion sanguine, je n'ai jamais eu des problèmes de santé. Je vais devoir reprendre des forces et par la suite j'ai l'intention d'œuvrer dans une amicale des donneurs de sang de mon arrondissement pour accomplir à mon tour ce geste généreux qui sauve des vies !